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JOURNEE MONDIALE DE LA LEPRE

La 64e édition se commémore dimanche prochain sous le thème « Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas la lèpre qu’elle n’existe pas ».

 

 

 

 

 

 

 FAIRMED prodigue des soins gratuits

 

Après avoir trainé une plaie qui ne guérissait pas, le nommé Abba Bakary, habitant le quartier Briqueterie à Yaoundé, s’est vu amputé un pied atteint de lèpre. Impossible de marcher sans clopiner ou plus grave, il pouvait le faire en trainant les fesses à même le sol. La plaie malodorante qui produisait déjà des asticots avait amené les siens à le marginaliser. Il avait développé la lèpre Pauci bacillaire de forme tuberculoïde. Cela fait 20 ans aujourd’hui que Abba vit avec son handicap, marchant sur les deux jambes, grâce à la prothèse que la Fondation FAIRMED lui a fournie à la suite de la cicatrisation de sa jambe amputée.  

 

 

 

La Fondation FAIRMED, ancien Aides aux Lépreux Emmaüs-Suisse, vient en appui au gouvernement camerounais pour éradiquer cette maladie infectieuse depuis 1959. Après plusieurs décennies, les léproseries construites pour abriter les malades atteints de lèpre sont en cours de réorientation. Toutefois, « Ce n’est pas parce qu’on ne voit pas la lèpre qu’elle n’existe pas », thème retenu pour la Journée Mondiale de la Lèpre (JML) qui se célèbre cette année le 29 janvier prochain. FAIRMED, en communion avec la communauté internationale, tire la sonnette d’alarme et demande aux populations de rester vigilant quant aux symptômes aussi insidieux que la virulence de la maladie une fois installée.

 

 

 

Au départ, le malade de lèpre n’en est pas conscient. Des plaques indolores apparaissent sur la peau. Au toucher, la personne n’éprouve aucune sensation. Ces taches se présentent plus claires sur une peau sombre et foncées sur une peau claire. Un dépistage précoce induit un traitement de six mois. Il s’agit d’un nombre de taches sur le corps inférieur ou égal à cinq. Les spécialistes parlent de lèpre pauci bacillaire. A plus de cinq taches, le malade fait face à une lèpre multi bacillaire et son traitement dure alors douze mois. Traitement que les médecins conseillent de respecter scrupuleusement. De plus, il est gratuit, grâce à certains acteurs parmi lesquels, la Fondation suisse FAIRMED, dont le leitmotiv est « santé pour les plus démunis ». 

Etablie au Cameroun depuis près de soixante ans, la Fondation FAIRMED finance des activités de la lèpre sur le terrain, mais aussi entre autres, celles de la leishmaniose, du pian, de l’ulcère de buruli, tous, des maladies tropicales négligées à vecteur hydraulique.

 

 

 

La 64e édition, qui se célèbre comme les précédentes, le dernier dimanche du mois de janvier, va connaître la participation solennelle du Cercle des Amis du Cameroun (CERAC). Les membres de l’ONG que préside la première dame du Cameroun, seront présents aux côtés du gouvernement, de l’OMS et de FAIRMED pour apporter du réconfort aux personnes affectées par la lèpre